Maman un jour

Consultation Mondaine

Chers Shanakhanautes,

Here I am again with a new chapter of my journey – Me revoila  🙂

La dernière fois que nous avions rencontré  Dr Séverette– je vous en parle dans cet article – l’une de mes missions était la perte de poids dont je vous raconte les débuts ici . L’autre mission était d’appeler sa secrétaire afin qu’elle nous inscrive à la prochaine réunion mensuelle d’information sur la PMA prévue en Janvier.

La réunion se déroule de 9h30 à 12h30 au niveau du service PMA de l’hôpital dans lequel nous consultons. Il fallait donc prévoir une demi-journée d’absence au boulot.

Le jour J, Maam et moi avions pris les transports ensemble pour nous rendre à l’hôpital. Classique et normal vous me direz mais on aurait pu ne pas… peu probable… puisque nous flippions un peu de ce qu’on allait nous dire, on craignait de se retrouver enfermer dans une salle tels des rats de laboratoire, observés, scrutés par des spécialistes…Brrrrrrr… Alors la présence de l’un auprès de l’autre était rassurante.

Une fois à l’hôpital, nous avions approximativement les instructions pour arriver à la salle de réunion. Il y avait même une feuille de présence à l’entrée tenue par Dr Séverette et une infirmière. Personnellement, je m’attendais à ce qu’il n’y ait que 10 personnes dans la salle…. mais NON. Malgré l’avance de 10 min que nous avions sur l’heure de début, la salle était quasi pleine. Il y avait une cinquantaines de couples…. Si on fait bien les calculs 100 personnes environ.

 U-N-B-E-L-E-I-V-A-B-L-E !!!

je dirai même plus…..

I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E!!!

Je suis bien consciente que chaque cas est différent et que tout le monde n’était pas admis en PMA pour les mêmes soucis mais cela avait quelque chose de rassurant qu’il y ait autant de monde.

Oouf c’était plutôt du:

Il y a des gens un peu comme nous » et sans jugement dans les regards.

Je pense que c’était la première fois que je voyais autant de vrais couples dans la même salle. En partant bien entendu du principe qu’on ne décide pas d’aller en PMA ou de faire une FIV avec un plan cul ou une aventure voire relation qui aurait commencé il y a une semaine quoi ! Non ?

Me tromperais-je?

La réunion a commencé à l’heure. C’était une consultation commune plutôt. Oui , en plus Dr Séverette nous a bien dit que cela apparaîtra dans notre relevé de la sécurité sociale.

Cette consultation était pour tous les couples, celle où on nous expliquait en détails les phases pour la femme et le degré d’implication des deux partenaires.

En parfaite chef du service gynécologique Dr Séverette commença la réunion en s’appuyant sur une présentation powerpoint ! Eh oui un peu comme à l’université dans un amphithéâtre. Elle avait un ton beaucoup plus cordial que la dernière fois que je l’avais vu. Elle expliqua tout le processus avec les obligations légales qui y sont liées. Résumé :

– On vous demandera mille fois de confirmer votre identité, de la paperasse à signer, des examens de moins de trois mois.

Ça vous rappelle quelque chose? Unhum … l’administration française que j’adore (ironie….ironie). C’est en effet l’une des rares occasions où les médecins ont affaire à la justice pénale (=aller en prison) si les règles ne sont pas respectées.

Elle a ensuite abordé la partie la plus intéressante, (pour nous), celle qui explique les différentes phases :

1°) Repos des ovaires (pour bloquer/éviter toute ovulation spontanée)

2°) La stimulation et le repos en parallèle (selon les cas)

3°) Le déclenchement par ovitrel

4°) La ponction et en parallèle le recueil du sperme

5°) Le transfert

6°) 15 jours après le test sanguin à faire.

Ce sont là  les étapes classiques . La phase de repos étant rallongée pour les femmes souffrant Endométriose* mais skipée pour les femmes avec des ovaires poli-kystiques (donc moi) . Pour nous autres, on attaque directement la phase de stimulation puisque les follicules sont déjà présents et attendent — les feignasses 🙁 .

Durant la phase 2, il y a des échographies à faire pour surveiller l’évolution des follicules aka les lilis 🙂 .

La ponction se fait en ambulatoire (hospitalisation de jour) sous anesthésie générale mais la patiente respire d’elle-même et doit être accompagnée à la sortie de l’hôpital.

Ce qui m’a touché durant cette consultation mondaine, c’est tout l’amour qui se dégageait. C’était trop mignon de voir ces regards échangés par les couples à chacune des phrases prononcées par le médecin. Un peu comme si chaque couple se disait

– Ça c’est nous ça…

ou encore

Tu penses qu’on va y arriver?

Maam n’arrêtait  surtout de dire pendant les explications :

– Purée ma chérie je suis désolé. Moi j’aurais juste à me branler mais toi tu vas en chier un max.

C’est clair que ce ne sera pas des comprimés à avaler tranquilou comme une grippe qu’on soigne.

Nous avons eu ensuite une demi-heure à peu près le biologiste qui expliquait concrètement son travail et nous rassurait sur le fait qu’un soin particulier était accordé aux ovocytes et spermatozoïdes que nous leur confions.

Dans la dernière partie de cette consultation, une équipe de sages femmes nous a fait une demonstration des traitements potentiels pour chacune des phases et précisement ceux avec injections.

— Cela mériterait peu être un petit article 😉  —

Moi, j’ai juste retenue que j’allais me piquer comme une droguée dans la cuisse ou le ventre.

Il y avait deux options pour la phase de repos des ovaires: celles de la piqûre et celle du spray nasale. Maam m’a dit :

– Ah non toi ce sera le spray nasal hein, chérie ? Je veux pas que tu souffres.

J’ai répondu :

– peu importe dans tout les cas, il faudra me piquer, personne n’échappe à la stimulation. Lalalalère ! Et c’est toi qui me piquera.

Il s’est crispé tout de suite. Il prenait de plus en plus conscience du parcours qui nous attendait pour avoir ces petits garnements. Il était proposé aux hommes, pour palier à d’éventuels soucis le jour de la ponction tels que le stress, de faire une congélation en amont de leur sperme.

Nous sommes repartis ce jour-là, un peu plus sereins et rassurés de savoir que nous n’étions pas seuls au monde et qu’il y aurait toute une équipe médicale pour nous accompagner. Prospectus et livrets d’informations sous le bras, nous sommes tous les deux retournés au boulot.

Une chose intéressante à savoir aussi, il y a un justificatif signé du docteur, qui peut être présentée à l’employeur car le processus implique beaucoup de rendez vous donc des absences du travail. Ce papier est en quelque sorte le passe pour s’absenter du travail autant de fois que nécessaire pour tout ce qui a trait au processus de PMA. Seul bémol, c’est clairement inscrit dessus ce que vous faites et je ne suis personnellement pas tentée d’en parler tout de suite à mon employeur. Maam lui a présenté le document à sa RH.

En attendant le prochain article, je vous souhaite une bonne fin de semaine !

Tendrement,

Shana ?.


*Endometriose : l’endométriose est une maladie chronique, généralememnt récidivante qui touche une femme sur dix , en age de procréer. Endofrance.

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