Life

ADIEU MA PEUR…

– Bonjour mes Shanakhanautes ? !

MERVEILLEUSE ANNÉE A TOUTES ET TOUS !

Maam et moi vous souhaitons une bonne SANTÉ, de l’ ACCOMPLISSEMENT et énormément de BONHEUR.

Pour cette nouvelle année, nous souhaitons fermement avec Maam vous annoncer une super nouvelle de réussite.

– Nous y croyons profondément. Et par la Grâce de Dieu, nous serons parents un point c’est tout !

Aussi pour cette année, mon principal objectif pour cette belle aventure de partage avec vous est de maintenir la fréquence de publication qui sera Hebdomadaire et de faire grandir la famille des Shanakhanautes.

– Aller c’est PARTI !

J’ai lu récemment les mots qui suivent et ils m’ont inspiré cet article :

« La peur ne peut partir si nous ne la lâchons pas, c’est nous qui la créons et c’est à nous de la faire disparaître »

S.E.C.R.E.T de L.Marie Adeline

Et en discutant avec un ami récemment je me suis rendu compte que les doutes que je pouvais ressentir venaient d’une peur profonde. Une peur que j’avais moi-même méticuleusement façonnée au fil des années et surtout depuis que je suis en couple. J’y ai mis notamment :

1°) Mon couple mixte : je suis une femme noire musulmane et Maam un homme blanc agnostique – je l’explique dans l’article (Allô Chérie) – Il n’a pas fait l’unanimité dans ma famille : différence culturelle et de religion. Je me suis donc mise en position défensive et partie du principe que ce ne sera pas facile pour nous en tant que couple.

2°) Mon manque de confiance : mon enfance n’a pas été des plus simples ; parents divorcés à mon plus jeune âge et une relation tumultueuse depuis toujours avec ma mère. J’ai au fil du temps développé des complexes et douté de mes capacités.  J’y rajoute aussi mon hypersensibilité.

3°) Mon corps : mon rapport particulier à mon corps « d’obèse » que j’apprends seulement aujourd’hui à aimer et accepter. L’une des premières choses que m’a dite mon gynécologue quand nous avons voulu nous lancer c’est que j’avais des ovaires polykystiques – petit rappel dans l’article au commencement.

C’est comme si j’avais pris toutes mes craintes, mes projections par rapports à ces trois points et certainement d’autres, et que j’avais créé une magnifique PEUR toute en couleur. Après l’avoir créée je l’ai nourri jour après jour, lui donnant de la puissance en l’écoutant. Notre relation s’intensifiait si bien qu’elle faisait partie de moi et que je m’y confondais. J’avais l’impression d’avoir besoin d’elle pour avancer et qu’elle était ma « ma force ».

– Tu parles ! Quelle absurdité quand même. C’est une création dont je ne suis absolument pas fière.

Professionnellement je gère des projets informatiques et si on devait faire une analogie à mon projet de maternité, c’est comme si j’avais écrit des spécifications avec les mauvaises informations pour commencer et que j’ai voulu livrer en production sans même faire des tests de non-régression. Le comble c’est que je m’offusquais continuellement que cela ne marche pas du tout.

– Vraiment n’importe quoi !

Je me suis moi-même vouer à nos échecs de tentative car j’ai commencé et définit mon projet à partir de la Peur. Mon était d’esprit ces dernières années concernant la PMA ?

– Du pipi de chat …. Vraiment !

Je suis partie du postulat qu’avoir des enfants ce ne serait pas simple pour nous. Que ça allait être la guerre. Difficile. Et je fus bien servie c’est le moins je puisse dire que. J’ai comparé mon parcours aux grossesses « normales » autour de moi. Avant cette discussion avec mon ami – on va l’appeler Monsieur Relouis je l’apprécie énormément mais il me fatigue – je n’avais jamais vu la PMA (Consultation mondaine) comme une chance d’arriver à mon but et de réaliser mon projet d’être mère.  Je l’ai toujours vu comme une contrainte, quelque chose de négatif qui me rendait moins femme que les autres. Pire je me disais que je méritais de souffrir tout au long pour y arriver.

– Je suis FOLLOW ! – Folle mais vraiment.

Relouis m’a fait réaliser ceci :  

– Je ne regardais pas la situation avec les bonnes lunettes. Ma peur obstruait mon regard sur ce que je vivais.

Certes je n’allais peut-être pas juste faire des câlins avec Maam pour avoir nos petits bouts mais j’avais la chance que notre infertilité ne soit pas explicable. J’ai la chance d’avoir des ovaires polykystiques parce que c’est positif pour les ponctions, ça augmente le nombre d’embryons qu’on peut obtenir et ainsi multiplier tant que possible nos chances d’avoir nos enfants. Je me suis focalisée sur comment je les aurai ou comment j’aurais pu les avoir : « Naturellement ».

Alors que le plus important c’est tout simplement que :

– Je désire des enfants en bonne santé, je veux les porter normalement avec courage, que le processus soit fluide et que nous soyons une famille épanouie.

Oui c’est ce que je veux et c’est ça qui importe, c’est ce sur quoi j’aurais dû me focaliser.

Alors aujourd’hui, je fais le choix de laisser partir ma Peur. Je l’ai créée et elle m’a certainement servi à mûrir, à être plus forte et aujourd’hui il est temps. Il est temps que je la libère.

– Merci Relouis !

Assurez-vous d’avoir des personnes comme ça dans votre vie qui vous dise des choses qui ne sont pas toujours plaisantes et qui vous font réfléchir.

– Merci à toi ma Chère Peur mais il est temps de se dire Adieu.

Il est temps que je vois ce projet, la PMA à partir de mon cœur, à partir de l’Amour.

Mon message donc pour cette semaine c’est :

Définissons nos projets et agissons à partir de l’Amour et non de la Peur. Relâchons- la !

Excellente semaine à vous !

Tendrement,

Shana.

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