Ho ho ho!
C’est la période des fêtes et j’espère qu’elle est agréable pour toi et se déroule comme tu l’as prévu !
J’ai manqué notre rendez-vous de la semaine dernière ! ?
– S-A-C-R-I-L-E-G-E ???
Je ne vais pas faire l’autruche et passer comme si de rien n’était.
Pour une fois, j’ai une bonne excuse autre que la flemmingite ?? !
J’étais :
– Confinée chez moi pour Noël.
– O lit avec des symptômes grippaux.
– Vidée de toute énergie.
– Inquiète pour moi et mes proches.
– Déçue de ne pas être en famille en cette période.
Voilà !
Je me sens mieux aujourd’hui.
– Ne t’inquiète pas !
Et comme on partage le maximum de choses possibles avec Maam ; dans la santé comme dans la maladie – il parait !
Je lui ai donné de quoi renforcer son système immunitaire. Je suis généreuse- je sais c’est mon défaut ou pouvoir ? !
Juste un peu… pour qu’on passe un Noël en amoureux.
– C-L-E-V-E-R ? !
Par la grâce de Dieu, il ne reste plus que de la fatigue et laisser au corps le temps de se remettre de cette intrusion.
Voici donc les nouvelles de part chez nous ! Sinon la dernière fois nous parlions de Mon magnifique anniversaire !
– Va te mettre à jour ! Alleeeer ???
L’article d’aujourd’hui est particulier car je voudrais faire de la place à une personne spéciale pour moi.
Une personne sans qui je ne serais pas allée loin dans cette aventure de maternité et sans qui je ne vous l’aurais peut-être pas partagée avec autant d’assurance.
– MAAM.
La dernière fois qu’il est revenu de son rendez-vous avec la pipiologue, il était vexé.
Les nouvelles n’étaient pas superbes mais ce sont surtout ses paroles qui m’ont marquées :
– Shana, j’ai hâte d’avoir nos enfants, hâte d’arrêter toutes ces analyses et les allers-retours à l’hôpital.
– Ça va venir
Que pouvais-je de plus ?
Je me suis souvent focalisée sur ma peine, ma douleur et ma déception. C’est lui qui me rassure et qui relativise nos échecs en premier. C’est son torse que j’inonde à chacune de nos chutes.
De part les protocoles, toute l’attention est sur moi. Du pisht en passant par les dosages, les injections, la ponction et le transfert. 90 voire 95% des étapes me sont assignées. Il a « juste » une branlette à faire le jour de la ponction. C’est vrai que physiquement je suis plus investie, que moralement ou émotionnellement un peu plus du fait de ma sensibilité ou ma position de femme ?
– Peut-être…
Toujours est-il que nous avons souvent tous les deux négligés ses sentiments, sa souffrance par rapport à ce parcours.
Il me dit souvent :
– Ne t’en fait pas ma chérie. C’est ton corps qui souffre le plus, c’est toi qui prends des hormones, c’est toi qui dois faire le plus de sacrifices.
Ce qui n’est pas faux mais ce n’est pas une raison pour taire ou ne pas être à l’écoute de son ressenti !
Quand tu es un homme et que tu te mets en couple, j’imagine que tu veux une vie un simple. Une vie avec de la passion, un amour réciproque, du respect et la communication. Un fleuve un peu tranquille avec des problématiques on va dire classiques ou communes et pas un chemin parsemé « d’aiguilles » et séjours à l’hôpital. Je me suis souvent focalisée sur moi n’ayant pas encore réalisé mon souhait de devenir une mère épanouie, et pas sur son désir de devenir un père aimant et épanoui.
– Oooh Maam, je suis désolée.
Oui désolée de ne pas avoir vu ta souffrance et de la prendre au même degré que la mienne malgré ton réalisme et tes phrases positives.
Désolée que notre vie ne soit pas un long fleuve tranquille et que les enfants ne courent pas encore partout dans notre foyer.
Désolée, que toute l’attention soit sur moi actuellement.
– Si l’on pouvait changer de place, je te cède la mienne tout de suite !
Oui ce serait l’idéal, de faire ce truc de moitié-moitié jusqu’au bout.
– Les féministes ranger vos armes. Tout de suite !
Non mais sérieusement, c’est vrai que dans ce projet tout est orienté sur la femme et l’homme peut d’ailleurs se sentir perdu, sans trouver sa place. Je pense qu’au-delà des règles de société, c’est à nous les femmes, les mères de leur laisser leur place aux hommes, aux pères. Elle est tout aussi importante que là nôtre dans l’équilibre d’un enfant, d’un couple. Même si nous avons cette crainte qu’ils vont mal faire ou cette assurance d’être les mieux placées pour bien faire,
– FAISONS LEURS CONFIANCE.
– Un couple c’est deux personnes et un enfant c’est deux parents.
Je vous prends donc à témoin et toi Maam :
– Rappelle-moi cela si j’oublie quand on aura nos petits bouts que tu veux ta place.
– Rappelle-moi que j’ai promis de te la donner et de te faire confiance.
– Je m’y engage.
A toutes les femmes, les mères qui liront cet article il est temps que nous leurs laissons
« Leur Place ».
Sur ces bonnes paroles je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et de la santé ??
Je vous retrouve semaine prochaine pour le premier article un peu spécial de l’année.
Tendrement,
Shana ?.


