(Dé)charge moi!
Bonjour toi,
– Oui Ô toi Shanakhanaute qui me lis, comment te portes-tu ?
– Vas-y tu peux me répondre je l’entendrai, je le lirai. Promis !
Laisse-moi donc un petit commentaire ?. Ça m’intéresse de savoir.
Au cas où tu aurais loupé l’article de la semaine dernière, voici le lien .
Je viens aujourd’hui, aborder quelque chose qui nous touche toutes et tous dès lors que nous interagissions avec les autres que ce soit pour des relations d’amitié ou d’amour et qui sont si essentielles à notre équilibre.
– Alors, c’est parti !
« Je me suis disputée avec Maam ! »
Eh oui ! Cela arrive dans tous les couples, même les plus harmonieux. N’est-ce pas ?
Pour ma part, je pense que mon égo a guidé des paroles qui n’avaient rien à voir avec l’amour que je lui porte.
– Et là vous vous demandez quel était l’objet de notre dispute, n’est-ce pas ?
– La réponse m’est venue après coup moi-même : la frustration résultant de la charge mentale.
– Quésaco ?
Je trouve que Emma Clit, l’illustre plutôt bien dans ce post dans cette version longue et drôle ou encore ici pour la version courte.
Je voudrais essayer de faire une sorte de focus sur ce qui, selon moi, se passe dans la tête de chacun des partenaires.
La personne qui a rejeté l’aide se met à se pester contre l’autre intérieurement, pensant :
– Pfff… Il/Elle ne peut même pas aider, il/elle préfère rester devant la télé toute la journée.
Ou encore
– Il/Elle ne fait rien, je me tape tout le travail dans la maison.
Et voilà, en un clin d’œil comment la charge mentale envoie tous les efforts de l’autre valser.
Tout son amour, ne faisant ressurgir que ses défauts, ses moments de paresse.
Et c’est là que commence le freestyle sur les superlatifs avec des phrases comme :
– Tu ne fais jamais ceci ou cela !
– Tu n’es jamais là pour moi !
– Je rentre et il n’y a jamais rien de fait.
– Tout repose sur moi dans cette maison !
– Tu es très égoïste.
– Tu n’es jamais là pour m’aider ou me soulager.
Face à ces phrases, l’autre ne comprend pas et voit pourtant défiler tous les efforts qu’il/elle a pu faire ces derniers jours. Elle tente de contrer les accusations qui lui semblent injustes :
– J’ai pourtant cuisiné tel jour quand tu faisais ta grasse matinée !
– J ‘ai fait le repassage !
– J’ai vidé le lave-vaisselle tous les matins.
Cette personne qui essaie de sauver son honneur – on aurait dit une sorte de duel pour sauver sa vie ?.
L’accusée, se met à douter de ce qu’elle avait entendu de l’autre quand elle avait réalisé toutes des choses :
– Merci pour ce que tu fais mon cœur !
– Ne t’inquiète pas je gère ce rayon-là.
– Ne t’en fait pas je le ferai.
L’accusée, est clairement perdue. Le doute sur la sincérité de l’accusateur s’installe :
– L’autre faisait ou disait-elle toutes ces choses par contrainte ?
– Pourquoi avait-il/elle l’air ravie et heureuse de faire tout ça ?
Avec ce fort sentiment d’incompréhension on en vient parfois à remettre la relation en question :
– Devrait-on faire en pause ? Revoir les règles, la répartition des tâches ?
– Est-ce que la liberté qu’on pensait avoir était un mirage ou encore une liberté endettée ?
AUCUNE IDEE…
J’ai fini par me dire que c’était peut-être une accumulation ? Que chacun de nous avait une capacité d’encaissement de charge mentale et qu’au bout d’un moment on atteignait notre limite et la moindre paresse ou latence de l’autre devenait insupportable.
Pour illustration, je suis la femme de mon couple et c’est Maam qui m’accuse de le laisser porter une charge mentale. Habituellement ce sont les femmes qui accusent les hommes de ne rien faire.
Je pense qu’à ce niveau, il n’y a pas d’homme ou de femme. Il est question d’humain simplement sans distinction de sexe. Et il ne s’agit pas non plus forcément de couple amoureux, il s’agit de couple tout court. Je veux dire une relation entre deux personnes, amitié, amour, fraternité.
Toute relation qui lie deux humains.
En prenant du recul par rapport à nous, je me rends compte que c’est un jeu de passe-passe et chacun son tour.
Au début du cycle tout est beau et on a un rythme, tantôt il est équilibré des deux côtés tantôt déséquilibrés jusqu’à ce que l’un atteigne sa limite de charge, et l’exprime.
– C’est le signe que c’est au tour de l’autre de prendre la relève.
Une manière de dire :
– Pas mal les efforts que tu as faits mais là, c’est ton tour. J’ai atteint ma limite.
L’exprimer ainsi, serait mieux reçu par « l’accusé » et il serait moins confus quant à ses efforts mais je suis tout à fait consciente du fait que sur le moment ce n’est pas évident de s’exprimer ainsi et l’égo, la frustration prennent le dessus.
Et moi par égo je n’admettrai pas avoir compris cela. Que c’est mon tour de me bouger un peu plus.
– Oui je ne suis pas parfaite, je suis Humaine.
Je me réajusterai en douce pour quelques semaines ou le temps que je pourrai… Jusqu’à ce que j’atteigne à mon tour la limite de ma charge mentale. Et Maam dit souvent qu’il ne faut pas hésiter à faire du « Personal Branding » et dire à l’autre ce qu’on a fait au fur et à mesure, histoire que l’autre qui semble ne pas faire attention remarque nos efforts.
– A tester ?.
Aux petits diablotins autour qui ricanaient et se frottaient les mains pendant notre dispute :
– Shame on you! Vous êtes absolument vaincus.
A toi qui me lis en ce moment la prochaine fois qu’il y a une dispute et que tu entendras charge mentale :
Pense à ce que j’ai dit. Attends un peu, apaise ton égo et fais un bisou à ton partenaire ou pardonne-lui ses mots.
Fais le choix de passer à autre chose.
Excellente semaine à toi.
Tendrement,
SHANA.


