Maman un jour

CROCHE-PIED!

Bonjour toi !

– Ta semaine ?

– Elle a bien commencé bien j’espère !

Je te propose une petite séquence émotion aujourd’hui…

Alors me voici allongée dans ma chambre, dans le noir, les yeux remplis de larmes.

J’ai mal et j’ai hâte que cette douleur quitte mon cœur, mon corps.

Alors je l’écris.

– Pourquoi ça n’a pas marché de nouveau ? Pourtant tout allait bien.

– Comment allais-je me relever de cette nouvelle chute ?

– Que je positive ? Il y a quelque chose à tirer comme leçon ? Laquelle ? Suis-je obligée d’apprendre dans autant de douleur ?

Toutes les belles citations postées sur Instagram ou les mots cet article de LIFE, ne pourraient alléger la peine que je ressens. Je me sens blesser, trahie par moi-même peut être.

– Qu’ai-je fait cette fois-ci de mal ? Quelle leçon je n’ai pas comprise qui fait que le même scénario se répète ?

– Que devrais-je retenir de cette nouvelle chute ?

Me voici de nouveau assise dans le noir, devant cette porte où était inscrit : MÈRE.

Et cette porte était de nouveau fermée pour moi. Je ne l’avais pas franchie.

Ces deux derniers mois j’avais pourtant gravi les marches menant à cette porte, pleine d’espoir.

Avec confiance, j’avais gravi chacune d’elles.

C’est vrai que cela m’a paru plus simple de traverser toutes les étapes d’une tentative.

Je connaissais un peu mieux le parcours :

– Faire les pschitt de SYNAREL tous les matins pendant une quinzaine de jours ? FACILE.

– NEXT.

– Subir les piqûres de GONAL F avant 22h, CHECK.

– NEXT.

– Aller tous les deux jours à l’hôpital pour une prise de sang et/ou une échographie : FINGER IN THE NOSE.

– NEXT.

– Rester sereine et positive, FLUIDE

– NEXT

– Sentir des douleurs dues à la stimulation.

– Tranquille, même pas peur ! NEXT.

Je me suis même surprise à rassurer une nouvelle dame que j’ai rencontré lors d’une de mes prises de sang. C’était sa première tentative.

– Ne vous inquiétez pas ! Tout se passera bien. Et le plus dur c’est de ne pas s’en vouloir si cela échouait et se remettre en selle. Bonne chance à vous !

J’étais gonflée à bloc !

– Positive mindset.

Contrairement aux autres fois où cette feignasse de Maam m’accompagnait tous les matins, j’allais seule faire les examens pour surveiller la pousse des ovocytes.

Grosse victoire à noter et qui est absolument non négligeable :

– J’avais fait la paix avec ma mère et elle priait très fort pour moi ! Nul doute, elle voulait ses petits-enfants rapidement.

J’ai partagé pour la première fois une partie du parcours avec elle. C’était bien assez suffisant pour qu’elle me laisse des messages vocaux sur Whatsapp tous les jours quasiment pour avoir des nouvelles et me menacer de faire attention.

J’avais fait mon « Coming out PMA » à mes amies d’enfance et elles me soutenaient.

Ces marches, je les montais donc avec assurance, le torse droit, la tête haute. Je priais aussi…. Du moins je pense… Je parlais, non j’écrivais à Dieu tous les matins.

Je lui demandais de guider mes pas, mes actions dans son amour.

Je le remerciais de rendre cette tentative si facile à vivre. Et ce fut le cas.

J’ai même eu le soutien de mon manager au boulot …. Waaaooowww.

Malgré cette chute, il y a eu une grosse nouveauté avec cette seconde tentative :

– J’ai eu un transfert d’embryons frais.

Et pourtant…

Oui j’étais perdue.

J’étais sur la dernière marche et j’entrevoyais de la lumière sous la porte MÈRE.

Tous les feux étaient au vert sur ce protocole. Nous avions suivi toutes les instructions à la lettre. Je faisais mes injections et mettait les capsules de PROGESTAN.

La veille de la prise de sang pour le Beta HCG, j’ai ressenti une peur lointaine. Mais j’ai essayé de me rassurer :

– Pas grave si ce n’est pas le cas cette fois-ci, j’ai confiance en toi Seigneur ! Sois je gagne, sois j’apprends. Mais je sais que c’est bon c’était un parcours sans faute comparé à la précédente tentative.

Même le jour J, en recevant la notification de disponibilité des résultats sur l’interface du laboratoire , j’étais encore sereine et calme. Jusqu’à ce que je lise :

– < 2 UI

La porte que je pensais entrouverte avant d’ouvrir les résultats, c’était refermée et je me retrouvais à nouveau dans le noir.

– Que faire maintenant ?

Je n’étais pas enceinte. J’avais tellement subit sur ce parcours – une anecdote que je te raconterai dans le prochain article – Promis

– Avais-je la force de me remettre en selle tout de suite ? Nous avions la chance d’avoir un embryon congelé en réserve.

J’étais assise là dans le noir, sur cette marche, les larmes aux yeux une fois de plus.

Je me sentais triste.

– Quelle était la leçon à apprendre cette fois-ci ? A quand serait-ce mon tour ? Qu’est -ce qui dans mon inconscient me bloquait ?

– Quel était le message de la Vie ?

– Aucune idée !

Le temps nous le dira… Nous le découvrirons ensemble article après article.

Je trouve que nous ne parlons pas toujours pendant le moment intense de tristesse et je suis heureuse d’avoir capturé ce moment et de l’avoir partagé avec toi aujourd’hui.  

Porte-toi bien et prends bien soin de toi !

Je te souhaite une excellente journée.

Tendrement,

Shana.

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